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16/10/2013

Lampedusa, Malte... Un témoignage qui compte !...

Le présent texte est publié sur le site du Nouvel Observateur (blogs des internautes), ce qui explique les allusions à commentaires. D'où... copie ensuite des dits commentaires...

Cette note avait pour titre, depuis lundi matin :

Lampedusa, Malte... un business indigne et "L'abjection morale qui s'avançait, bardée d'aberration"

Son interprétation me conduit à la compléter ce mardi en début d'après-midi et à la titrer :

Lampedusa, Malte... Un dilemme laisser se noyer ou sauver de la noyade ?

Mais, ce mercredi 16 octobre 2013, le témoignage de Daniel Rondeau, ancien ambassadeur de France à Malte, vient préciser ce qui se passe, le calvaire enduré par ces migrants de la traversée du Sahara à l'échouage, quand il a lieu, sur une côte européenne, en passant par l'étape libyenne... et notre Europe... la tête dans le sable...

C'était ce mercredi matin de 7H50 à 8H sur France-Inter[@] (cela se podcaste).


La note :


La marine italienne "patrouille" entre Sicile, Libye et Tunisie. Non pas pour une opération "de guerre" (manœuvre, opération de garde-côtes, intimidation...) mais pour assistance à personnes en danger.

Ce devrait être l'Europe. Mais pas plus qu'il y a de gouvernement autonome de l'Union européenne ni de volonté politique et sociale, pas plus d'ailleurs qu'il n'y a d'intérêt européen pour les rivages sud de la Méditerranée, il y a de "marine européenne".

 

Personnes en danger ? Oui, dès l'instant où elles s'entassent dans des barcasses affrétées par des trafiquants, passeurs et salopards de toutes sortes exploitant la misère humaine. En 2013, 30 000 migrants déjà décomptés, dont la grande majorité provient de pays en état de guerre, c'est quatre fois plus que l'effectif migrant de 2012...

À ce propos, un article du Nouvel Observateur de la semaine passée était tout ce qu'il y a de plus édifiant... à travers l'histoire de trois Camerounais, candidats à l'émigration vers l'Europe, ayant accepté d'être les objets d'un reportage photographique et journalistique, de Toubous en relais, de passeurs en Libye, d'entassement sur une barcasse (photo édifiante de celle-ci prise d'hélicoptère)... sans parler du devenir en Europe, en France, de nos trois héros et des suites de ce qui semble être une arnaque, une dégueulasserie, un imbroglio judiciaire...

Reportage qui montre que même les... euh... "capitaines" de ces embarcations n'ont souvent eux-mêmes jamais navigué... Et vogue l'entassement de personnes en détresse !...

 

Personnes en danger de mort donc. Personnes qui étaient déjà souvent en danger de mort au départ de leur périple, souvent parce que leur territoire était soumis à des affrontements, à des conflits armés, à des menaces djihadistes, à des règlements de comptes ethiques... Mais aussi parce que l'extrême misère, le dénuement, la sous-nutrition, menaçant leur famille les a poussés à aller chercher vers cette Europe rêvée, imaginée, souvent vantée par des réseaux de trafiquants, les quelques subsides qui pourront sauver femmes et enfants...

 

Personnes de toute façon en danger de mort face à la houle, face à un clapot qui peut être brutal, face au moindre déséquilibre généré par un mouvement comme cela vient de se produire pour attirer l'attention d'un hélicoptère ou d'un avion...

 

Jean Birnbaum a écrit, vendredi dernier 11 octobre, dans Le Monde des Livres, sous le titre "Aux armes, historiens !" (ce numéro du MdL était un "spécial Les rendez-vous de l'Histoire") :

" Vendredi 4 octobre, dans l'une des innombrables émissions de télévision où il s'emploie à briser les tabous qui parasitent encore nos consciences, Éric Zemmour a posé un mot sur les cercueils des femmes, des hommes, des enfants qui venaient de mourir à Lampedusa : "Envahisseurs". Sans que ce terme suscite de réactions marquantes dans le studio, il a pu marteler que "ces gens-là sont des envahisseurs" et conclure d'un rictus fanatique "Ils prennent leurs risques !". Campé dans cet espace pseudo-subversif mais authentiquement indigne que d'aucuns nomment "politiquement incorrect", il a asséné des propos où l'abjection morale s'avançait bardées d'aberrations historiques, sur le droit d'asile, d'abord. Le vocabulaire était guerrier, le délire martial, l'offensive d'autant plus funeste qu'elle demeurait sans riposte."

(La casse grasse affectée à ce dernier paragraphe est de mon initiative).

 

On touche là du doigt ce qui dans le commentaire des tragiques événements qui constituent l'actualité de la Méditerranée au sud de l'Italie peut devenir indigne d'êtres humains confrontés à la misère, au malheur, à la peur, à la fuite de gens totalement démunis et placés dans des conditions inhumaines de "voyage" ; confrontés... à la mort par noyade (sur les 6 825 répertoriées ces dix dernières années, l'année 2011 à elle seule en compte 2 300) comme par faiblesse...

Des gens qui le font, non seulement exploités par des salopards profitant au maximum de leur misère morale et/ou matérielle, mais parce que,contrairement à un discours politique et démagogique d'exclusion, l'Europe est "fermée" à cette immigration, l'Europe s'en remet aux politiques d'immigration limitée et contrôlée des États riverains, dont l'Italie du sud est le plus proche des rivages africains d'où partent l'essentiel des embarcations en question.


Remarque (mardi à 14H35).

Je viens de mettre en casse grasse et rouge ce passage suite au commentaire totalement à côté de la plaque de Vlad (voir ci-dessous).

J'aurais du, en effet, citer (entre autres) l'éditorial de Laurent Joffrin du dernier Nouvel Obs qui fait feu de l'argument falsificateur de l'ouverture de l'Europe et de l'accueil systématique de la misère du continent africain, et du moyen-orient, et dont les drames de la navigation clandestine dont nous parlons sont la preuve flagrante que, justement, nous n'accueillons pas ainsi. Joffrin regrette que cette idée venant de l'extrême-droite "pénètre de plus en plus une grande partie du corps politique et social...".

Quant à moi, puisque, selon Vlad, je suis (lisez son com), je suis, je suis... bref, je le suis, je vous reporte à ce que je viens de mettre en gras et en vert un peu plus bas : non seulement nous refoulons cette misère du monde... indésirable, mais pour tarir le flux... en vert ci-dessous (avec de grosses lunettes pour Vlad) qui confond assistance à personne en danger (mais... refoulement) et accueil à bras ouvert en fermant les yeux sur les noyades et décès en mer...)


À l'occasion, Joffrin pose la question (qui fera débat avec la dernière œuvre d'Alain Finkielkraut !!!...) : " Déclarer l'identité nationale en péril à cause des immigrés, n'est-ce pas la tenir pour faible, sans ressort, sans consistance ? N'est-ce pas tout simplement cesser de croire à la France ? "

 

Commentaire indigne lorsqu'on essaie de faire passer ces victimes pour des "envahisseurs" (qui... "méritent " en quelque sorte leur sort)... mais commentaire relayé ici où là, et même ici en blogosphère lorsqu'on tente de comparer leur arrivée à Lampedusa (ou à Malte, ou ailleurs) à une intrusion dans une propriété privée, dans votre pavillon, dans votre appartement !...

 

Les autorités italiennes comme de Malte disent "nous ne recevons de l'Europe que des mots".

 

La Charente-Libre parlait dans son édito de samedi de "faire cesser le business indigne", ce qui interpelle effectivement les responsables politiques des pays européens : pour tarir la source de tels trafics, il faut traiter avec les pays concernés en termes de développement comme en termes de pacification des conflits. Sacré programme, certes !

 

Pour terminer avec ce post, je conseille d'aller écouter "Le kiosque" de samedi 12 octobre, c'est le nom que Ivan Levaï donne à sa revue de presse des samedis et dimanche à 8H30 au cours de la matinale de France-Inter : 

http://www.franceinter.fr/emission-la-revue-de-presse-div...

 

[@] Sur France-Inter ce mercredi matin, je ne sais plus si c'est avant 7H ou dans la matinale 7-9, ce témoignage sur les soins apportés par des toubibs israéliens à des Syriens blessés, convoyés à la frontière du Golan par des unités de l'armée syrienne libre, pris en charge côté israélien (rappelons qu' Israël et Syrie n'ont pas signé de paix), soignés et... remis aux représentants syriens par Tsahal qui assure leur retour et passage de la frontière...

Assistance à personnes en danger... au-delà des enjeux géopolitiques et des haines. 

 

Lundi 14 octobre 2013

 

Commentaires

Caquedrole,

Je sais bien que ta note ne changera pas le cours tragique des choses en Méditerranée, mais il fallait laisser entendre un propos comme le tien. Merci.

Écrit par : plumeplume | 14/10/2013 | Avertir le modérateur

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D'accord avec l'affirmation que les questions migratoires en Europe devraient être directement traitées par les instances de l'UE, de manière homogène dans toute l'Union.
D'accord avec la qualification de "salopards" pour les filières de passeurs rançonneurs, les assassins directs, ce sont eux.
D'accord qu'il y a nécessité de prendre en compte la situation d'urgence des boat people naufragés, et que les comparaisons et qualificatifs dépréciatifs sont déplacés en regard des deuils et souffrances.
D'accord enfin que l'action doit être "à la source", tant pour l'urgence (zones d'accueil de proximité), que pour la résolution (développement, sécurité et paix). J'ajoute que ce doit être sous l'égide d'instances internationales, et non de manière ponctuelle et erratique en fonction des sensibilités et intérêts de chaque pays ou coalition intervenants.

Écrit par : nolats | 14/10/2013 | Avertir le modérateur

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Comme plumeplume et Nolats.
Merci.

Écrit par : Pyroman | 14/10/2013 | Avertir le modérateur

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J'assimile, vous (c'est générique et ça comprend tous ceux qui se gorgent de belles paroles ), ceux qui réclament qu'on les accueille, ceux qui par laxisme leur accordent des droits dont celui de rester, à des naufrageurs. C'est parce qu'ils savent qu'ils ne seront pas rejetés à la mer, qu'on s'occupera d'eux, et que des gens comme vous feront pression pour qu'ils s"installent, et qu'ils s'installeront malgré les ordres d'expulsion disposant alors de droits, de ressources, de soins, etc., qu'ils persistent à venir dans cette fameuse Europe qu'on appelle forteresse alors que c'est une véritable passoire.
Vous faites parti de ceux qui les incitent à venir et vous portez donc partiellement la responsabilité des malheurs qui peuvent leur survenir pendant leur migration.
Quand il sauront que nous ne pouvons pas les accueillir, du moins pas tous et selon des règles à respecter, et que donc nous ne les accueillerons pas, ils ne viendront plus du moins en de telles quantités.

Parler d'invasion est sans doute prématuré, mais juste prématuré. Je préfère pour l'instant le terme d'intrusion (illégale).

Quant à les aider chez eux, on ne fait que ça depuis des décennies. Sans doute pas dans les proportions souhaitables et établies internationalement que personne ne respecte du côté des pays développés. Ce qu'on peut comprendre quand on voit ce que deviennent ces aides. Comme en Palestine par exemple où la cour des comptes européenne a perdu la trace que quelques deux milliards d'euros et plus donnés à ce pauvre peuple en détresse, du moins à ses dirigeants. Ah oui, mais si on contrôlait ces aides et si on mettait directement les programmes adéquats en œuvre ce serait faire acte de colonialisme. Mais quelle horreur! Donc vaut mieux pleurer et se jeter des cendres sur la tête. Et accabler les "sans cœur" , du moins ceux qui tentent d'analyser rationnellement une situation, chose préalable à l'émergence de solutions efficaces.

Écrit par : Vlad | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

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Oui, je concède l'inanité partielle de "l'aide" européenne (dont la française) à bien des pays "du sud". Est-ce une raison pour ne pas revenir sur cet aspect du codéveloppement, sur la recherche contractuelle de participation à de réels programmes, voire à l'obligation de résultats pour le solde des paiements, etc ?

Votre com "en attente" réagit à mon expression "à côté de la plaque". Explication : je parle avant tout d'assistance à personnes en danger... de mort ; et à travers un grand nombre de commentaires et éditoriaux, dément ce qui est colporté ici et là, y compris et déjà sur le site. En ce sens, Joffrin a raison d'écrire qu'il y a contamination de l'extrême droite vers des gens plus raisonnables, de droite et même... de gauche.

Écrit par : caquedrole | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

Quel commentaire injuste, partial, borné !

Écrit par : sk | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

"Vous" c'est qui ? Nous sommes des personnes qui réfléchissons et communiquons sur cette plate-forme de gauche.
Nous serions donc "partiellement responsables" de noyades ? Nous sommes donc des criminels ?

Oui, comme l'écrit SK : "injuste, partial, borné".

Écrit par : plumeplume | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

Vlad, vous intervenez sans avoir lu, et sans rapport avec ce qui est écrit au dessus. Il existe certes un courant tiers-mondiste favorable à l'accueil sans limite de tous les immigrants, mais ce point de vue n'a pas été exprimé dans l'article, ni dans aucun commentaire. On parle du secours aux naufragés, du respect du à des humains en détresse -même s'il n'est assurément pas possible de les accueillir tous-, et de "tarir à la source" les causes d'exil.

Écrit par : nolats | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

Ecrire qu'un commentaire est à côté de la plaque est un argument fort. J'en reste sur le séant devant autant de perspicacité et devant une telle démonstration.

Oui l'Europe est fermée. C'est d'ailleurs pour cela que les pays européens doivent se coltiner, prendre en charge autant de clandestins qui leur coutent un bras ( chez nous AME, logement, scolarisation des enfants, etc.). Ben oui quoi si elle était ouverte ils ne seraient pas clandestins ou illégaux plutôt car ils ne se cachent guère.
Combien repartent de ces illégaux? Même pas un tiers dont un gros contingent de Roms qui font des aller-retour et peuvent être ainsi comptabilisés plusieurs fois ce qui aide les statistiques pas fameuses d'ailleurs sous ce gouvernement puisque le nombre d'expulsés de métropole a baissé de 40% (je vous donne les références si vous ne me croyez pas). Mais oui, puisque Joffrin le dit, l'Europe est fermée. Et les clandestins le savent qui s'échouent sur ses côtes suite sans doute à des erreurs de navigation. Voulaient sans doute aller en Turquie.

Quant à l'aide au développement vous pouvez l'écrire en vert, en rose ou à l'encre sympathique, ça ne change rien à ce que j'ai écrit à ce sujet. Une aide détournée, je vous ai même donné un exemple concret, ne sert pas à grand chose, sinon a conforter le pouvoir de dirigeants opprimant ou délaissant leurs peuples dont une patrie se retrouve sur nos plages.

Écrit par : Vlad | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

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L'aide évoquée concerne d'abord l'urgence humanitaire, pour des zones d'accueil de proximité, mais également des interventions pour le rétablissement de la paix et la sécurité, non pas en ordre dispersé en fonction de critères souvent opportunistes, mais explicitement sous l'égide des organismes internationaux ou régionaux -comme c'est le cas de certaines missions-.
Concernant l'aide au développement, effectivement il ne s'agirait pas de verser des fonds sur le compte de potentats, mais d'actions coordonnées et contrôlées, impliquant des organismes internationaux (UNESCO, FAO...) et des ONG sérieusement habilitées et contrôlées. C'est le cas sur certains terrains.

Écrit par : nolats | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

Merci Nolats de préciser dans le menu détail.
Je signale tout de même que le budget fédéral de mon pays- crise oblige, mais crise générée par les actions juteuses, douteuses et risquées de nos banques et qui ont fini par se casser la gueule (faudrait pas l'oublier) -, a précisément sapé immédiatement dans celui de l'aide au développement du Tiers-Monde.
Tiens ! Il y a plus ou moins 20 ans, on parlait encore du tiers monde, nommant ces pays, avec un certain optimisme naïf, de "pays en voie de développement". Qui oserait encore les évoquer en ces termes ?

Écrit par : plumeplume | 16/10/2013 | Avertir le modérateur

En voie de développement est devenu "émergeant"... et pour les autres... pays du sud pour pays pauvres.

Écrit par : caquedrole | 16/10/2013 | Avertir le modérateur

Il ne s'agit ni d'avoir tort, ni d'avoir raison... réponds-je à Parker dont le commentaire a été rejeté pour "insulte"... Le mirador fait des siennes aujourd'hui : voir ce qui est arrivé à Plumeplume. Ce ne sont pas les idées qui sont censurées, mais des clauses de style, des mots...

Voici le com de parker :

personne n'a tort ni raison, au fin fond de la Somalie et de l'Erythrée, je suppose qu'en se branchant sur TV5 ou internet ces misérables décident tout à coup de remonter jusqu'en Libye et de se jeter dans un rafiot , femmes, BB, femmes enceintes....allez zou on lâche 2000 euro et l'eldorado ensuite, non mais il doit y avoir un loup! peut être assistons nous à une traite d'êtres humains que l'on persuade de cet eldorado, facile je pense vu le danger dans ces contrées

du côté moyen oriental, les syriens les plus pauvres se jettent à la mer, les plus riches sont déjà partis, investissant l'immobilier de luxe parisien

je n'ai qu'une colère, envahisseurs ou pas, générosité sans moyen ou pas il n'y a aucune raison pour que des centaines, des milliers d'êtres humains sombrent dans cette mer, aucune raison pour que les colonnes du temple Europe censées la protéger se résument à flouer la Grèce, l'Italie, Malte et Lampedusa, regardez la carte Shengen et voyez quels pays sont chargés de faire face

"vergogne"....Pape François

et surtout qu'on ne me déterre pas l'Afrique coloniale, la France Afrique et tout le toutim, de ça c'est marre, on est ici et maintenant, même demain

Écrit par : caquedrole | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

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Planqués derrière nos claviers, nous ne pouvons parler très approximativement du problème de Lampedusa .
Peut-on laisser des gens se noyer sans les secourir parce que ce sont des immigrés clandestins? Non, bien sûr. le film de Emanuele Crialese "Terraferma" tourné à Lampedusa comme son magnifique "Respiro" , montre ce qu'éprouvent les habitants de cette ville et les liens qui se créent lorsqu'ils sauvent des vies car dans ces moments là, il n'y a pas d'immigré clandestin mais des êtres humains simplement parce que c'est la rencontre avec leur Visage au sens donné à ce mot par Levinas.

Pour autant faut-il en conclure que pour leur éviter la noyade ou la mort dans des pays où l'on ne peut vire , l'Europe doivent laisser les gens affluer de tous les pays où ça va mal; Non , bien sûr car un nombre trop important d'émigrants mettrait en péril nos sociétés où tant de gens vivent déjà si mal .
Où est la solution ? tendre la main à des êtres humain mais refouler des chiffres , des abstractions, des gens dont on ne veut rien savoir parce qu'ils sont loin et que donner plus de visibilité à leur misère dans nos pays rendrait encore plus invisible celle de ceux ceux qui chez nous peinent à survivre? 
Je n'ai pas de solution à proposer mais pour reprendre l'expression de Finkielkraut, il doit y avoir une autre alternative au" politiquement correct "que le "politiquement abject".
Pour trouver cette alternative , peut être faut-il faire taire ces polémiques inutiles car lorsque l'on parle des flux migratoires et l'assistance aux personnes naufragées aux ports de l'Europe, on ne parle visiblement pas de la même chose ou du moins, on ne se situe pas sur le même registre.

Écrit par : martina | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

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Martina, voilà qui est clairement et justement exprimé.

Écrit par : nolats | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

C'est marre d'être inhumain, vraiment marre !

Écrit par : sk | 15/10/2013 | Avertir le modérateur

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27/09/2013

Ouvriérisme facile et crachat populiste. Les Roms à Bucarest.

Le président précédent n'était pas retourné à Gandrange malgré sa promesse. L'actuel est retourné à Florange.

 

Bien évidemment les questions de sécurité avaient dû être bordées par les services adéquats, mais tout de même... chapeau ! c'était, comme on dit en langage quelque peu macho, c'était "couillu".

 

Et ce constat, on peut le faire quels que soient nos ressentis sur l'affaire de Florange (Montebourg - Ayrault - Hollande - Monsieur Mittal).

 

L'opposition est d'une virulence incroyable, impensable. Voyez vous-mêmes, l'ennemi intime, l'ennemi juré de François Hollande, celui qui ne cesse de régler ses comptes et qui, là, surfe sur l'ouvriérisme facile et le crachat populiste : après avoir qualifié cette visite et le projet annoncé (qui, bien sûr, ne redonnera pas vie aux hauts-fourneaux non portuaires) de "pitrerie", déclare "C'était donc ça la solution ! Transformer les fondeurs en chercheurs...(...)... Il faut lui donner la réplique. Aux élections, punissons !"

 

Merci Jean-Luc, le FN, l'UMP et l'UDI doivent apprécier. Il leur suffit maintenant de recueillir les résultats de ton irresponsabilité.

 

Vendredi 27 septembre 2013.


Addendum.

En plein dans la polémique, dans les polémiques et les déclarations politiques consécutives aux déclarations de Manuel Valls l'autre matin au cours de la matinale de France-Inter, sur un sujet délicat, à propos de populations extrêmement minoritaires en France par rapport à quelques pays voisins, mais d'un vrai problème de salubrité, de sécurité, de "saturation" urbaine, il s'agit des Roms, de leurs camps, des mafias qui les manipulent, sujet que j'ai soigneusement évité d'aborder sur ce blog par incompétence, par ignorance, par lâcheté peut-être parce que je n'ai rien à proposer...


... je tombe, via Le Plus du Nouvelobs, sur ce témoignage d'Arnaud Klarsfeld 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/943697-les-roms-...

Le personnage, je ne l'aime pas particulièrement, je l'avoue. Mais son récit ne peut laisser indifférent et sent le témoignage de terrain, vécu, ressenti.

25/09/2013

Ça se prépare...

28 pour 28.jpgOui, c'est samedi, dans 28 villes de France métropolitaine (avec au préalable une cinquantaine de "mini pyramides").

À Bordeaux, ce sera Place Pey Berland (près du campanile de la cathédrale St André, derrière la station de tramway Hôtel de Ville de la ligne B, non loin de celle de la ligne A) de 10 heures à 20 heures.

 

Les chaussures seront récupérées par l'association "Stop Misère". 


mines antipersonnel, bombes à sous-munitions, victimes traité d'Ottawa, traité d'Oslo.

Sites à visiter : http://www.sousmunitions.fr/ et http://www.handicap-international.fr/

Et puis, pour les gonzes et les nanas de Gironde et alentours :

http://www.facebook.com/pages/Relais-de-Bordeaux-Handicap...

 

Mardi 23 septembre 2013, après-midi.